Douane haïtienne : trois jours de paralysie, les activités toujours bloquées
Port-au-Prince, le 24 juin 2026 La crise qui secoue l'Administration Générale des Douanes (AGD) est entrée ce matin dans son troisième jour consécutif. Depuis le 22 juin 2026, des employés observent un mouvement de protestation qui perturbe fortement le fonctionnement des principaux bureaux douaniers du pays.
Selon plusieurs sources, les premières actions de mobilisation ont débuté le 22 juin, lorsque des employés ont cessé certaines activités afin de réclamer une meilleure prise en compte de leurs revendications professionnelles. Le mouvement s'est intensifié le 23 juin, provoquant un ralentissement important des opérations de dédouanement et des services administratifs.
Le 24 juin, les tensions sont restées vives alors que les discussions entre les employés et les autorités ne semblaient pas avoir permis d'aboutir à une solution. Plusieurs opérateurs économiques ont alors exprimé leurs inquiétudes face aux retards enregistrés dans le traitement des marchandises et aux conséquences potentielles sur l'approvisionnement du marché local.
Ce 25 juin au matin, la situation demeure préoccupante. Les activités restent fortement perturbées dans plusieurs bureaux douaniers et de nombreux usagers continuent de faire face à des difficultés pour accomplir leurs démarches. Après trois jours de mobilisation, aucune annonce officielle n'a encore permis de confirmer une reprise complète des opérations.
Cette paralysie survient à un moment où l'État haïtien dépend fortement des recettes douanières pour financer ses dépenses publiques. Les observateurs économiques craignent qu'une prolongation du mouvement ne provoque une baisse des revenus fiscaux et n'affecte davantage les activités commerciales du pays.
Face à cette situation, plusieurs voix s'élèvent pour demander l'ouverture d'un dialogue urgent entre les autorités et les représentants des employés afin de trouver une issue rapide à la crise. En attendant, importateurs, transitaires et consommateurs suivent avec attention l'évolution d'un conflit dont les répercussions pourraient se faire sentir sur l'ensemble de l'économie nationale.
Alors que le pays se réveille ce 25 juin avec une douane toujours en difficulté, l'espoir demeure de voir les négociations aboutir afin de permettre un retour à la normale dans les meilleurs délais.

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